samedi 18 juin 2016

Challenge AZ : P comme Portrait

Il est des trésors cachés pendant des années qui s’offrent à vous comme par magie et font votre bonheur de généalogiste !

L’été dernier, ma mère et ma sœur sont allées rendre visite à une tante et ont redécouvert son intérieur. Quelle ne fût pas leur surprise de voir aux murs les portraits de certains de nos ancêtres !

Connaissant mon goût pour ce genre de trésors, elles se sont empressées de prendre en photo ces visages du passé et oh miracle ! Des inscriptions au dos permettaient d’identifier ces personnages !

J’ai donc le plaisir de vous présenter Jean Marie CHABERT (sa fiche sur mon arbre Geneanet).

Jean Marie CHABERT (1780-1864)


Et son épouse Agathe JARRE

Agathe JARRE épouse CHABERT (1787 – 1866)


Il s’agit des arrière-grands-parents de mon arrière-arrière-grand-mère !
Mes ancêtres à la 8e génération !


Jean Marie CHABERT et Agathe JARRE
|
Joseph CHABERT
|
Charles CHABERT
|
Elisabeth CHABERT
|
Claire LAVERNE
|
Serge JACQMIN
|
Ma mère
|
Moi


Jean Marie CHABERT  est né le 2 avril 1780 à Paris sans doute rue Vertbois dans le 3e arrondissement de Vincent Mathieu CHABERT, passementier et Marguerite MAGNY son épouse. Malheureusement, je n’ai pas trouvé trace de son acte de naissance dans l’état civil reconstitué de Paris.

Pas de trace non plus de son acte de mariage avec Agathe JARRE qu’il épouse le 12 mai 1804 à Paris mais des recherches sont prévues aux Archives Nationales pour retrouver au Minutier Central des Notaires de Paris le contrat de mariage qu’il ont passé devant Me FOURCHY le 15 avril 1804.

Grâce à l’un de ses descendants, Hubert TOURRET, qui fût l’auteur de la Monographie de la Famille Chabert, on en apprend cependant beaucoup plus sur le couple.

« Il devint fabricant de nécessaires, travaillant le galuchat (cuir préparé à partir de la peau de certains poissons). Il réussit assez rapidement et avait déjà quelques économies lorsque, juste après le décès de son père, mais en présence de sa mère, Marguerite Madeleine MAGNY, il épousa le 12 mai 1804 à Paris Agathe Marguerite JARRE, alors qu'il habitait au 115, rue du faubourg Saint-Jacques, "division du Panthéon".

Ils avaient signé un mois plus tôt, le 24 germinal An XII (15 avril 1804) un contrat de mariage devant Me Fourchy. Il est alors qualifié de tabletiers.
La tabletterie est la fabrication de petits objets soignés, par découpage, assemblage, formage, moulage, marqueterie, incrustation, sculpture (on y emploie certains bois durs, l'ivoire ou ses imitations, l'os, la nacre, etc). On fabrique ainsi des échiquiers, des damiers, jeux, coffrets, étuis, etc.

Nous ignorons sa position sociale mais par son contrat de mariage, il apporte à la communauté la totalité de ses biens, estimée 5.000 francs, composés de son fonds de commerce, ses instruments de travail, ses marchandises, ses stocks, ses fournitures, ses économies, ses meubles et ses vêtements. Etant donné la modicité de la somme, on est en droit de croire que Jean Marie Chabert n'est qu'un modeste artisan.

Lors de son mariage, [l’épouse] apporte en dot 1700 francs de trousseau et 3000 francs de la succession de son père, en cours de règlement. Elle appartenait à une famille bourgeoise qui vit ce mariage d'un assez mauvais oeil... Les commencements du jeune ménage furent des plus pénibles, la famille Jarre ne les aidant pas. Peu à peu, la situation devint meilleure et le commerce de Jean prospéra ; il était d'ailleurs parfaitement secondé par son épouse, très jolie blonde aux yeux bleus, aussi intelligente et active que jolie ".


FIN.


Mes remerciements à ma lointaine cousine Brigitte HUA qui m’a permis de connaître l’histoire de notre famille Chabert, et bien sûr à Hubert TOURRET, ce cousin aujourd’hui décédé qui réalisa ce magnifique travail de mémoire.

2 commentaires:

  1. Quelle chance d'avoir découvert ces portraits, j'espère qu'ils vous reviendront un jour...

    RépondreSupprimer
  2. Merci Marine !
    Vos photos sont bien meilleures que les illustrations que j'ai pu vous envoyer sur ce couple :-) !

    RépondreSupprimer