vendredi 5 juin 2015

Challenge AZ 2015 : E comme Eugène BURNOUF



Source : Wikipedia
E



ugène Burnouf est mon Sosa 106 à la 7e Génération.


Eugène BURNOUF (1801 – 1852)
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Claire BURNOUF (1842 – 1894)
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Eugène LAVERNE (1866 – 1941)
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Claire LAVERNE (1902 – 1995)
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Serge JACQMIN (1926 – 1997)
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Ma mère
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Moi

Arbre de descendance


C’est l’arrière-grand-père de mon arrière-grand-mère Claire Laverne.



Une rue de Paris porte son nom.



Plaque de la Rue Burnouf
A Paris 75019


Elle se situe à Paris dans le 19e arrondissement.

Emplacement de la Rue BURNOUF
A Paris 75019



Eugène BURNOUF est aussi présent… sur la façade de l’Hôtel de ville de Paris !

Hôtel de ville de Paris

Le bâtiment est reconstruit entre 1874 et 1882 après l’incendie de 1871 pendant la Commune de Paris qui a détruit entre autres les archives de l’état civil de Paris antérieur à 1860. La façade principale est ornementée de personnages marquants de la ville de Paris, artistes, savants, politiciens, industriels.

On y retrouve la statue d’Eugène BURNOUF réalisée par Louis Lefèvre-Deslonchamps au premier étage du pavillon central droit, sur la façade de la rue Lobau.

Statue d’Eugène BURNOUF
Détail de la façade de l’Hotel de ville de Paris





Eugène est né le 22 germinal de l’an IX soit le 8 avril 1801 à Paris dans le 5e arrondissement de Jean Louis BURNOUF, 25 ans, commis négociant et de Marie Geneviève CHAVARIN, son épouse.

 Acte de Naissance d’Eugène BURNOUF
du 22 Germinal an IX (8 avril 1801)
AD 75 - Paris 05


Ville de Paris
Cinquième arrondissement
Extrait du Registre des Actes de
Naissance de l'an neuf.

Du vingt deuxième jour du mois de Germinal l'an neuf
de la république française, acte de naissance d'
Eugène, né le dix huit du courant* fils de Jean
Louis Burnouf, profession commis négociant et
de Marie Geneviève Chavarin, mariés, demeurants
au susdit domicile. Le sexe de l'enfant a été
reconnu être masculin. Premier témoin Martin
Leseigneur profession rentier, demeurant rue et
D. de Rondy n°13, âgé de quarante six ans
Second témoin Jean Marie XXXXX, profession
étudiant en chimie, demeurant à Paris susdite
demeure, âgé de vingt trois ans. Sur la réquisition
à nous faite par le père./. Signé au registre
Lasnon, M. Leseigneur, J.L. Burnouf, constaté
suivant la loi par moi maire du susdit
arrondissement, signé sauvage . /.

* à une heure du matin rue XXXX XXXXX
n°225 division du sud.


Le père d’Eugène, Jean Louis BURNOUF, est né en 1775 dans le village d’Urville dans la Manche (50).
On apprend sur Gallica que, « fils d'un tisserand pauvre et chargé de famille qui le laissa orphelin dès son bas âge, il put, grâce à la protection de Gardin Dumesnil, qui commença son éducation, faire ses études classiques au collège d'Harcourt. Il s’y distingua par ses succès, mais n'en fut pas moins obligé de travailler péniblement pour gagner sa vie. Employé à la municipalité de Dieppe, puis commis chez un marchand de salaison de cette ville, le jeune Burnouf suivit son maître à Paris, et put enfin, sur la recommandation d'un de ses anciens condisciples nommé Auvray, entrer dans l’université. »[i]
Auparavant, Il va épouser Marie Geneviève CHAVARIN, une jeune fille du même âge que lui, originaire du village de Maffliers (95 – anciennement Oise), une commune située à 30 kilomètres au nord de Paris.
Elle est la fille de Joseph CHAVARIN, un scieur de long et de Marie Geneviève BULTÉ.

C’est ainsi qu’à la naissance de son fils en 1801, Jean Louis BURNOUF est déclaré « commis négociant ». Il deviendra professeur d’éloquence latine au Collège de France en 1817 et quelques années plus tard Inspecteur général des Etudes et sera élu Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres en 1836.[ii]

Eugène sera le seul enfant du couple et grandira à Paris.




Après avoir fait ses études au lycée Louis-le-Grand, il suivit les cours de l'Ecole des Chartes en 1822, puis de l'Ecole de droit en 1823 et 1824. Croyant se diriger vers l'étude du droit, il donna tous ses soins à une thèse latine qui fut très remarquée, en 1824, De Re judicata ; il prit alors son grade de licencié et le titre d'avocat. Mais son avenir était ailleurs. Une sorte de passion l'entraînait vers l'Orient, vers les langues et les littératures encore bien mystérieuses de la Perse et de l'Inde. Il suivit donc au Collège de France les cours de Chézy et d'Abel de Rémusat, et fit de si rapides progrès qu'en 1826 il était en état de publier un Essai sur le Pali, en collaboration avec son ami Christian Lassen, qui étudiait en ce moment le sanskrit à Paris. Ce travail important, le premier qui eût encore paru sur la langue de la moitié environ des peuples bouddhistes, fut bientôt suivi d'un second mémoire, que Burnouf publiait seul, cette fois, sous le titre modeste de : Observations grammaticales sur quelques passages de l'Essai sur le Pali (Paris, 1827, in-8). A partir de ce moment, Burnouf, nommé professeur de grammaire à l'Ecole normale, et s'occupant exclusivement désormais de ses chères études orientales, ne cessa de publier une série d'articles remarquables, d'abord en collaborant à une publication assez importante, l’Inde Française (Paris, 1827-35, 2 vol.), puis en envoyant une série de mémoires, relatifs surtout à la langue et à la littérature sanskrites, au Journal asiatique et au Journal des savants. Pendant ce temps, cependant, il se tournait activement vers l'étude ardue et difficile des manuscrits zends rapportés par Anquetil-Duperron, que celui-ci n'avait pu interpréter qu'à travers des œuvres de seconde ou de troisième main, et que Eugène Burnouf, par un miracle de sagacité et d'investigation minutieuse, devait, le premier, lire, comprendre, analyser. En 1830 paraissait le texte libographié du Vendidad-Sadé, et deux ans plus tard, en 1832, le Collège de France et l'Académie des Inscriptions s'honoraient de faire succéder à Chézy et à Champollion le Jeune celui que Villemain appelait « un philologue de génie ». Burnouf devait rester au Collège de France jusqu'à sa mort, et s'acquitter de sa mission avec un zèle et une activité dont ses connaissances antérieures ne purent jamais le dispenser à ses propres yeux. Poursuivant avec persévérance ses études zendes, il fut en état, dès 1835, de donner le premier volume (seul paru) de son grand Commentaire sur le Yaçna, un des textes zoroastriens les plus importants, qu'il élucida d'une manière admirable, grâce à sa parfaite connaissance de la langue sanskrite. Ces travaux devaient lui permettre de trouver la clef d'un problème encore plus ardu peut être, le déchiffrement des inscriptions persépolitaines en caractères cunéiformes, rédigées dans un dialecte voisin de la langue zende, mais écrites à l'aide d'un alphabet absolument inconnu jusqu’alors. C’est en 1836 que parut le Mémoire sur deux inscriptions cunéiformes, où Burnouf résumait des premiers travaux. Ses mémoires relatifs à la Perse parurent de 1840 à 1850, sous le titre d’Etudes sur la langue et les textes zends (Paris, in-8).



Source : Gallica

D'autre part, n'abandonnant point au milieu de tant de labeurs ses études indiennes, Burnouf donnait en 1834 des Observations sur la grammaire de M. Bopp (Paris, in-4), et commençait la lecture difficile de quatre-vingt-huit manuscrits relatifs au bouddhisme, et rapportés du Népal par un savant et généreux résident anglais, M. Brian Broughton Hodgson. C'est de là que Burnouf tirait la matière de deux publications de toute importance : L’Introduction à l'histoire du Bouddhisme Indien (1844), et le Lotus de la Bonne Loi (1852), formant le second volume de la publication précédente, et sous presse à la mort de Burnouf. Ce second travail était accompagné de vingt et un mémoires relatifs à des textes bouddhistes, sanskrits, du Népal, tibétains, cinghalais ou indo-chinois. Ils ont été publiés avec un index raisonné par M. Théodore Pavie, malheureusement après la mort de l'auteur.

Source : Gallica

Burnouf avait en même temps publié une traduction de la grande encyclopédie bouddhique, le Lahta-Vistara, et entrepris une immense publication, encore inachevée aujourd'hui, et qui semble avoir porté malheur aux savants qui s'en sont successivement occupés, Eugène Burnouf, Hauvette-Besnault et le très regretté Abel Bergaigne : c'est le Texte et la traduction du Bhûgavata-Pourana, ou Histoire poétique de Krishna. Burnouf n'en publia que les trois premiers volumes, dans l'immense format de la Collection Orientale, qui parurent de 1840 à 1849. Le 14 mai 1852, l'Académie le nommait secrétaire perpétuel et peu de jours après il était enlevé brusquement par une mort prématurée.
Georges Guieysse.
Bibl.: Lenormant, Eugène Burnouf ; Paris, 1852, in-8. — Naudet, Notice sur MM. Burnouf, père et fils, lue à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. — Barthélemy-Saint-Hilaire, Notice sur les travaux de M. E. B., en tête de la 2e édit. de L’Introd. à l'hist. du bouddhisme (1876).




Deux ans après son décès, 1854, sera publié le "Catalogue des livres et manuscrits composant la bibliothèque de feu M. Eugène Burnouf" ;

Sur la première page, on apprend à son décès qu’il est Membre de l'Institut, Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, professeur de langue et littérature sanskrites au Collège de France, inspecteur de l'enseignement supérieur, membre du conseil supérieur de l'Instruction publique, membre des Sociétés asiatiques de Paris, de Londres, de Madras, de Calcuta, etc.., membre des Académies de Munich et de Lisbonne, correspondant de celles de Berlin, de Saint-Pétersbourg, de Turin.



Source : Gallica – 384 pages



Un grand merci à mon cousin Lucien Laverne pour ses renseignements précieux !



FIN.

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jeudi 4 juin 2015

Challenge AZ 2015 : D comme Désiré DANIEL


D



ésiré DANIEL est mon Sosa 46 à la 6e Génération.

Arbre de descendance jusqu’à ma grand-mère maternelle
Source : Heredis

C’est le grand-père maternel de mon arrière-grand-mère Victoria YVONNO.

Désiré est né le 10 novembre 1830 au village de Khostin à Quiberon (56 – Morbihan). C’est le quatrième enfant mais le premier garçon de Marie Louise LE COURIAUD et de François DANIEL, son époux, maçon de profession.

Acte de Naissance de Désiré DANIEL né le 10/11/1830 à Quiberon
Archives Départementales du Morbihan (AD 56)

Avant lui, le couple a eu trois filles : Rosalie en 1823, Jeanne en 1826 et Félicité en 1828. Et après Désiré né en 1830, ce sont deux autres garçons qui agrandissent la famille : Clément en 1832 et François en 1835. En 1838, une petite fille prénommée Zoé ne vivra malheureusement que trois mois.

Leur père, François DANIEL, est né à Carnac (56) en 1795 de François DANIEL (né lui aussi à Carnac) et Françoise LE BAIL. Il sera maçon toute sa vie.
Comme ce sont les sages-femmes qui ont déclaré les naissances de tous ses enfants, on peut se demander si son travail l’obligeait à parcourir les routes mais en lisant les registres de naissances de cette époque à Quiberon, on s’aperçoit que la plupart des naissances sont déclarées par les sages-femmes. Cela semble donc être une coutume locale.

Leur mère, Marie Louise LE COURIAUD, est née aussi à Quiberon en 1801. Son père, Joseph, est marin et originaire de Quiberon comme son épouse Marie KGOULIARD.


Le couple s’est marié en 1821 à Quiberon, neuf ans avant la naissance de Désiré.

Arbre mixte – Source : Heridis

Nous sommes le 25 novembre 1856. Désiré, qui a 26 ans et qui est maçon comme son père, épouse Jeanne Elisa LE MONTAGNER, une jeune lingère de 18 ans, native elle aussi de Quiberon.

Le père de Jeanne, Jean Charles LE MONTAGNER, est douanier.
Natif de Ploemeur comme son père et le père de celui-ci, il a perdu sa mère Jacquette BREUREC à seulement quatre mois. Son père, Jean René, aussi douanier,  ayant quitté le pays peu après, il a donc très certainement été élevé, lui et son frère Gabriel par leurs grands-parents ou par un oncle et une tante.

Son épouse, Jeanne COSTARD, est originaire de Saint-Pol-de-Léon (29 – Finistère), comme son frère aîné Jean Julien et sa jeune sœur Marie Jeanne.
Leur père, Jean Joachim COSTARD, soldat originaire de Mauron (56), a rencontré leur mère Catherine GUERNISSON à Saint-Pol-de-Léon (29) alors que son régiment est en garnison en face de la ville.

Ma grand-mère m’a raconté ce qu’on appelle une légende familiale, à savoir qu’Elisa LE MONTAGNER serait morte en couche lors de la naissance de sa fille Victoria et que celle-ci aurait été élevée par une sœur de sa mère car son père, Daniel LE MONTAGNER se serait remarié et aurait fondé une autre famille.

Après recherches, il s’avère que cela est… faux !
Jeanne Elisa LE MONTAGNER est même présente en février 1883 au mariage de sa fille Victoria âgée de vingt ans avec Eugène YVONNO !

Par contre, Désiré DANIEL est décédé quelques années plus tôt, le 2 juin 1874 à l’hospice de Paimboeuf (44 – Loire atlantique) dans la misère.

En effet, Il est déclaré indigent dans les tables de succession et absence.


Table de succession et absence
AD 44 – Paimboeuf



FIN.


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mercredi 3 juin 2015

Challenge AZ 2015 : C comme Charlotte CRACH


C

harlotte CRACH est à la fois mon Sosa 141 et mon Sosa 177 à la 8e Génération.

Arbre de descendance jusqu’à mon grand-père paternel et ma grand-mère paternelle
Source : Heredis

Elle est la grand-mère d’Emilie YVONNO dont mon grand-père Pierre FERRON est l’arrière-petit-fils, et de son frère, Jean Marie François YVONNO, dont ma grand-mère Maryvonne ALLAIN est l’arrière-petit-fille.

Charlotte CRAC’H, qui est né en 1766 à Quimperlé (29 – voir mon article sur ce village ICI), a épousé en 1788 à la paroisse de Saint Colomban (Quimperlé) François YVON, qui se fera appeler YVONO à son décès, né au Faouët dans le Morbihan (56) en 1760.

On trouve tout d’abord la promesse de mariage en date du 12 octobre 1788.

Promesse de mariage entre François YVON et Charlotte CRAC’H le 12 octobre 1788
AD 29 – Quimperlé - 1 MI EC 286/3 - Page 53/142


CRESPIN et CRAC'H
L'an mil sept cent quatre vingt huit le douze octobre j'ai pris en face d'Eglise
les promesses de futur mariage entre François Crespin, fils majeur des feus
René Yvon et Louise Le Talec originaire du Faouet et domicilié de cette
paroisse et Marie Charlotte Crac'h fille mineure de feu Charles Marie et de
Marie Jacquette Jaffré décrétée de justice et domiciliée de fait et de droit
dans cette paroisse. En présence et du consentement de la dite marie Jacquette
Jaffré mère de la fiancé qui avec la fiancé et Yves Le Guyader a déclaré
ne savoir signer de ce interpellée. En présence de Dominique Louis Jaffré oncle
maternel de la même, d'Etienne Marie Le Breton qui signent et Yves Le Guyader.

Chose étrange, tous les actes sont au nom de CRESPIN, le deuxième prénom de François YVON.

On y apprend que Charlotte CRAC’H est « décrétée de justice ».
Le site du Centre Généalogique et Historique du Poher nous explique qu’on peut trouver cette expression dans les actes de mariage bretons lorsque le ou la mariée est mineure (moins de 25 ans sous l’ancien régime) et orphelin(e) au moins de père. Pour autoriser cette personne à se marier, un conseil de famille était organisé afin de donner son accord. Un décret de justice était alors rédigé par un notaire. Ces actes sont très intéressants pour les généalogistes car ils indiquent les liens de parenté des personnes présentes avec la personne décrétée de justice. On trouve ces actes dans la série B « Juridictions » des A.D.


On trouve à la même date le premier ban de mariage.


Premier ban de mariage entre François YVON et Charlotte CRAC’H le 12 octobre 1788
AD 29 – Quimperlé - 1 MI EC 286/3 - Page 53/142

  
CRESPIN et CRAC'H
L'an mil sept cent quatre vingt huit le douze octobre a été faite pendant notre
grand messe la première publication de bans au Mariage à contracter entre
François Crespin Yvon, fils majeur des feus René et Louise Le Talec
originaire du Faouet et domicilié de cette paroisse et Marie Charlotte
Crac'h fille mineure de feu Charles Marie et de Marie Jacquette Jaffré
décrétée de justice originaire de St Michel et domiciliée de droit et de fait
dans cette paroisse sans opposition.


Une semaine plus tard, le 19 octobre 1788, on trouve le 2e ban de mariage.


2e ban de mariage entre François YVON et Charlotte CRAC’H le 19 octobre 1788
AD 29 – Quimperlé - 1 MI EC 286/3 - Page 54/142

CRESPIN et CRAC'H
L'an mil sept cent quatre vingt huit le dix neuf octobre j'ai fait
pendant notre grand messe la seconde publication des bans
du Mariage à contracter entre François Crespin Yvon, fils majeur
des feus René et Louise Le Talec originaire du Faouet et domicilié
de cette paroisse et Marie Charlotte Crac'h fille mineure de
feu Charles Marie et de Marie Jacquette Jaffré décrétée de
justice originaire de St Michel et domiciliée de droit et de fait et demeurant
dans cette paroisse sans opposition.


Le 3e ban une semaine après le 26 octobre 1788.


3e ban de mariage entre François YVON et Charlotte CRAC’H le 26 octobre 1788
AD 29 – Quimperlé - 1 MI EC 286/3 - Page 54/142

CRESPIN et CRAC'H
L'an mil sept cent quatre vingt huit le vingt six octobre
j'ai fais pendant notre grand messe la troisième publication
de bans du Mariage à contracter entre François Crespin
Yvon, fils majeur des feus René et Louise Le Tallec originaire
du Faouet et domicilié de cette paroisse et Marie Charlotte
Crac'h fille mineure de feu Charles Marie et de Marie
Jacquette Jaffré décrétée de justice originaire de
St Michel et domiciliée de droit et de fait dans cette
paroisse sans opposition.


Enfin, le mariage est célébré le 10 novembre 1788.


Acte de Mariage de François YVON et Charlotte CRAC’H le 11 novembre 1788
AD 29 – Quimperlé - 1 MI EC 286/3 - Page 54 et 55/142

CRESPIN et CRAC'H
L'an mil sept cent quatre vingt huit le dix novembre après les fiançailles
faites en face d'Eglise et les trois publications de bans de Mariage faites
sans opposition dans les temps et lieux prescrits comme il conste par les
présents registres, je soussigné prêtre à la XXXX en la présence du Sr recteur de
cette paroisse j'ai publiquement interrogé dans cette Eglise François Crespin Yvon
fils majeur des feus René Yvon et Louise Le Talec morts dans la paroisse de
Plobannalec en ce diocèse le dix sept janvier mil sept cent quatre vingt et le dix sept
février mil sept cent quatre vingt quatre, né dans la ville et paroisse du Faouët
le vingtième mars mil sept cent soixante et domicilié de cette paroisse. Et Marie
Charlotte Crac'h fille mineure de feu Charles Marie Crac'h décédé sur la
paroisse de St Michel de cette ville le premier may mil sept cent
soixante sept et de Marie Jacquette Jaffré, née à St Michel le vingt deuxième
may mil sept cent soixante six, décrétée de justice par la juridiction
royale de cette ville suivant extrait du Greffe en datte du onzième
octobre dernier signé Bernard commis juré scellé le jour suivant du dit
mois signé Lambert Vidé du juge mis en marge : vidimus Joly de
Rosgrand domiciliée de droit et de fait dans cette paroisse et ayant
reçu leur mutuel consentement par paroles de présent ne s'étant
trouvé aucun empêchement canonique ni civil les ai solennellement
conjoints en mariage en présence et du consentement de la dite
Marie Jacquette Jaffré mère et tutrice de la mariée. En présence
de Jean Marie Perret, de René Marie Perret cousins germains et de
François Perret parent au tiers de la même. Ai ensuite célébré la
ste messe et leur ai donné la bénédiction nuptiale selon la
forme et les cérémonies de notre mère la ste Eglise. Le nouveau
marié a signé les autres ayant déclaré ne savoir signer de
ce interpellé.


Charlotte et François auront au moins deux enfants : mon ancêtre Abraham YVONNO et son frère jumeau Amant Fidel, nés le 18 janvier 1797 à Quimperlé (29).

Charlotte décède en 1804 alors que les jumeaux n’ont que 7 ans. Deux ans plus tard, c’est leur père, François qui disparait.



FIN.



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mardi 2 juin 2015

Challenge AZ 2015 : B comme Barbara DAELS


B



arbara DAELS est mon Sosa 247 à la 8e Génération.

 Arbre de descendance jusqu'à ma grand-mère
Source : Heredis

C’est l’arrière-grand-mère (AGM) du grand-père d’Yvette TAJASQUE, ma grand-mère maternelle.

Je ne sais pas grand-chose de cette ancêtre née vers 1743 a priori en Belgique, mis à part qu’elle a épousé un maçon nommé Joannes DENIES et qu’elle aura au moins une fille avec lui : Anna Maria DENIES.

J’en sais déjà un peu plus sur sa fille.
Anna Maria est née le 25 juin 1779 à Steenokkerzeel, une commune néerlandophone située au nord-est de Bruxelles (Belgique) située dans la province du Brabant flamand.


Steenokkerzeel au Nord Est de Bruxelles
Source : Google Maps

Elle épouse le 15 janvier 1806 à Steenokkerzeel Guilielmus VAN GRUNDERBEECK, un cultivateur natif de la même commune, fils de Petrus VAN GRUNDERBEECK et de Frederica BULENS.
Elle a 26 ans et lui 27.
Ce couple aura huit enfants :
-
Joannes né le 16 mai 1806, quatre mois après leur mariage, mais il ne vivra que deux mois et décèdera le 23 juillet 1806.
-
Barbara née deux ans plus tard en 1808
-
Augustus né en 1811
-
Theresia née en 1813
-
Isabella née en 1816
-
Joannes Franciscus né en 1819
-
Philippus Jacobus né en 1821
-
et Maria née le 21 mars 1825, mon ancêtre à la 6e génération.

Anna Maria DENIES décèdera le mardi 29 avril 1851, à l'âge de 71 ans, à Steenokkerzeel (1820). Son époux la suivra à peine deux ans plus tard.


FIN.

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lundi 1 juin 2015

Challenge AZ 2015 : A comme Angélique DEQUEVAUVILLER


A


ngélique Dequevauvillers est mon Sosa 219 à la 8e Génération.

 Arbre de descendance jusqu'à mon grand-père maternel
Source : Heredis

C’est la grand-mère (GM) maternelle de l’AGP de Serge JACQMIN, mon grand-père maternel.

Angélique Rosalie Félicité, qui se fait appeler en fait Rosalie, est née le mercredi 20 août 1794 à Paris 6e de Félix DEQUEVAUVILLER, Agent d'affaires, âgé de 31 ans et de Charlotte Rosalie POQUEREAU, âgée de 24 ans. Elle a une sœur Caroline, de deux ans son aînée, et un frère, Félix qui naît deux plus tard. A ce moment-là, en 1796, la famille vit au 5 rue des Arcis, division des Lombards à Paris 6e.

Elle va épouser le 29 décembre 1817 Charles Edouard CARRÉ, né en 1787 à Rouen (76), commerçant et négociant en tissus, fils de Pierre CARRÉ et de Félicité BEAUPERREY.

Le couple aura trois enfants :
- Philippine Caroline Félicité née en 1819.
- Charlotte Félicité "Pauline" née en 1820.
- et Pierre Charles né en 1824.

Son père Félix DEQUEVAUVILLER décédera en 1838 à l’âge de 75 ans.

En 1839, sa fille Philippine épouse un négociant, Joseph CHABERT et l’année d’après, c’est son autre fille Pauline, qui épouse Pierre Charles TOLLU, négociant aussi en tissu.

Quatre ans plus tard, elle perd son fils Pierre qui meurt en 1842 à l’âge de 17 ans.
En 1856, c’est sa mère qui décédera  à Paris.

En 1865, le 6 novembre, son époux Charles meurt.
Elle décédera l’année d’après, le 7 août 1866, à l'âge de 71 ans, à Paris 9e.
C’est son neveu par alliance Charles CARRÉ, et son petit-fils Charles Paul TOLLU qui, comme pour son mari un an plus tôt, déclareront son décès.

Acte de Décès d’Angélique Rosalie DEQUEVAUVILLERS
Source : Archives Départementales de Paris (AD 75)

Du mercredi huit août mil huit cent
soixante six deux heures du relevé, acte de
décès de Rosalie Félicité,
Dequevauviller, propriétaire, âgée de
soixante douze ans, née à Paris, décédée hier soir à
huit heures en son domicile rue saint Lazare
n°48 ; veuve de Charles, Edouard, Carré ;
le dit acte dressé en présence et sur la déclaration
de M. M. Charles, Paul, Tollu, principal clerc
de notaire, âgé de vingt cinq ans, demeurant même
maison que la défunte ; et Charles, Carré, négociant,
âgé de trente sept ans demeurant à Paris, boulevard
Malesherbes n°19, témoins qui ont signé avec nous
Léon XXXX, adjoint au maire, après lecture faite,
XXXXXXXXXXXXXXXXXX.


FIN.




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