mardi 3 juin 2014

#ChallengeAZ : C comme Contrat de Mariage

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le Contrat  de mariage de mes aïeux à la sixième génération : Louis TAJASQUE et Marie Thérèse FABRE, les arrière-grands-parents paternels de ma grand-mère Yvette.


Louis TAJASQUE et Thérèse FABRE
↓
Jacques TAJASQUE
↓
Albert TAJASQUE
↓
Yvette TAJASQUE
ma grand-mère maternelle


Louis TAJASQUE et Marie Thérèse FABRE s’épousent le 27 février 1831 à Cannes mais dix jours avant, ils passent devant le notaire de la ville, Me Esprit Violet, afin de signer le contrat de mariage conclu entre les époux qui se marient sous le régime dotal.

Qu’est-ce que le régime dotal ?
C’est un régime matrimonial dans lequel les biens de la femme se répartissent entre biens dotaux (dont le mari a l'administration et la jouissance) et biens extra-dotaux ou paraphernaux (dont la femme garde l'administration et la jouissance)
Source : www.cnrtl.fr

On apprend dans ce document que Louis TAJASQUE, qui a 25 ans à l’époque, est marin et qu’il est « fils majeur du Sieur Jacques TAJASQUE, propriétaire agriculteur et de Marguerite
Merle demeurant ensemble et domiciliés en cette ville de Cannes ».

Il épouse « demoiselle Marie Thérèse FABRE propriétaire demeurant et domiciliée au dit Cannes fille majeure du sieur Josephe Fabre propriétaire cultivateur et de Marie Elisabeth SIGAUD demeurant ensemble et domiciliés en la ville d’Annot ».

La dot constituée se compose de :
« 1°/ La somme de douze cent francs en la valeur de ses linges et hardes formant son trousseau et encore en celle de meubles meublants effets de maison, linge de lit et de table »

« 2°/ Une maison de Bar en haut et ayant attenant du côté du nord un jardin complanté en oranges avec toutes leurs appartenances et dépendances ».


Je vous invite à regarder l’acte original trouvé dans les armoires de ma grand-mère et transmis de génération en génération depuis 1831 !


Transcription

Certains mots m’échappent encore… Ils sont en rouge dans le texte.
Si vous avez une idée de transcription, vous pouvez me la donner en commentaires ou en m’envoyant un mail en donnant le numéro entre crochet après le mot ou l’expression. Merci !
Mise à jour du 4 juin de la transcription après l'aide des généablogeurs ! Mot en vert  : OK !
MERCI à tous !

Page 1
L’an mil huit cent trente un
et le dix sept du mois de février
Par devant nous Esprit Violet
notaire xxxx à la résidence[1] de cette
ville de Cannes, Chef lieu de canton
arrondissement de Grasse, département du
Var en présence et sous l’assistance des
témoins ci-après nommés et avec nous
soussigné sont comparus en personne
1°/ Le Sieur Louis TAJASQUE Marin
fils majeur du Sieur Jacques TAJASQUE
propriétaire agriculteur et de Marguerite
Merle demeurant ensemble et domiciliés
en cette ville de Cannes d’une part 2°/
et demoiselle Marie Thérèse FABRE
propriétaire demeurant et domiciliée au dit
Cannes fille majeure du sieur Josephe
Fabre propriétaire cultivateur et de
Marie Elisabeth SIGAUD demeurant
ensemble et domiciliés en la ville d’Annot
D’autre part, lesquels dite Sieur Louis
TAJASQUE et demoiselle Marie Thérèse
FABRE agissant cette dernière avec l’assistance,


Page 2
L’autorisation et le consentement
du dit Sieur Joseph FABRE ci
dessus qualifié[2], son père également
ci présente de leur gré ont promis
comme ils promettent réciproquement
de se prendre en vrai et légitime mariage
et de faire célébrer leur union selon les
lois civiles et le rite catholique à la
première réquisition de l’un d’eux ;
Les dits futurs époux déclarent
qu’ils entendent se marier sous le
régime dotal tel qu’il est réglé
par la loi en vigueur pour s’en
tenir à la reprise de leur droits
et apports personnels et renoncent
expressement à toute communauté
quelconque, à cet effet la dite
demoiselle FABRE future épouse
de son gré a déclaré se constituer
comme elle se constitue de son
propre chef en dot et pour elle
au dit Sieur TAJASQUE son futur
époux ce acceptant et sous les
clauses[3] et conditions qui seront ci


Page 3
après énoncés. 1°/ La somme de
douze cent francs en la valeur de ses linges
et hardes formant son trousseau et
encore en celle de meubles meublants
effets de maison, linge de lit et de
table et autres à ce estimés par amis[4]
communs, les dites parties et dont
l’estimation n’opère[5] par la vente.
Lequel trousseau et mobilier de la valeur
susdite de douze cent francs seront censés
être en la possession du dit Sieur TAJASQUE
futur époux pour le jour fait de
la célébration de son futur mariage
avec la dite demoiselle FABRE et
sans qu’il soit besoin de rapporter
aucune autre X de quittance. 2°/
Une maison de Bar en haut et ayant
attenant du côté du nord un jardin
complanté en oranges avec toutes leurs
appartenances et dépendances et la
même qui a été léguée à la dite demois
elle FABRE par feu[6] Sieur Claude
Labatu vivant, propriétaire à Cannes
suivant le testament de ce dernier à

Page 4
à la date du vingt trois juin mil
huit cent trente reçu par Me
BORNIOT notaire au dit Cannes
dument enregistré sous la condition
expresse pourtant que la dite maison
quoique dotale pourra être aliénée
durant le mariage par la dite demoiselle
FABRE avec l’assistance et l’autorisation
du Sieur TAJASQUE son futur époux et il
ne sera fait remplir au profit de la
ditte delle (demoiselle) FABRE de mêmes deniers
qui proviendront de la vente de la
dite maison que jusqu’à la concurrence
de la somme de six mille cinq cent francs
et ce sur les immeubles de valeur égale
de la dite somme de six mille cinq
cent francs lesquels devront être francs
et exempte de toute espoir de privilège
et d’hipotèque et pourront être de
nouveau aliénés mais toujours à la
charge de remploi au profit de la
ditte demoiselle FABRE jusqu’à la
concurrence toujours de la dite
somme de six mille cinq cent


Page 5
francs. L'exédent[7] s’il vient à
s’en vérifier sur la vente de la
dite maison sera reputé extradotal
et comme tel il sera fait les emplois
et tel usage[8] que les dits futurs époux
jugeront nécessaires de manière que la
dot que la dite demoiselle FABRE déclare se
constituer consiste 1° en une valeur
mobilière cy dessus énoncée de douze
cent francs et 2° en une valeur immobilière
de six mille cinq cent francs laquelle
dot le dit Sieur TAJASQUE futur
époux la reconnait promet et assure[9]
sur tous ses biens présents et à venir
Pour le lui Restitution arrivant[10]
être la dite dot rendue et restituée
à qui de droit ainsi[11] et de la même
manière ci dessus énoncée, c’est à dire
Le mobilier sur le pied d’une
nouvelle estimation et la dite maison
ou l’immeuble qui proviendra du
remploi en l’état qu’il se trouvera
et pour l’entière et les observations[12] de
tout ce que depuis les dits futurs


Page 6
époux ont soumis et obligé leurs
biens à tous tribunaux et aux formes
de droit et requis outre que nous
notaires leur avons concédé et qui a
été fait lu et publié aux dites[13] parties
au dit Cannes dans notre étude en
présence de Messeurs Jospeh LECERF
ancien Capitaine Marin maintena-
nt sans profession et honoré
CHRIST facteur rural demeurant
et domiciliés l'un et l'autre au dit
Cannes témoins requis et signés[14]
avec les dites parties excepté la dite
delle FABRE future épouse qui requise
de signer a déclaré ne le savoir signé
Joseph FABRE, TAJASQUE, LECERF, CHRIST
Ept (Esprit) VIOLET Nre (Notaire) Enregistré à Cannes
le vingt deux février 1831 folio 23
recto Capo b.[15] Reçu cinq francs et cinquante
centimes pour le décime[16] Signé
Mammand[17].


A demain pour le D…



lundi 2 juin 2014

#ChallengeAZ : B comme Belgique

Et oui, la Belgique  ! Ma grand-mère Yvette était à 50% belge puisque sa mère, Thérèse VAN WIND et ses ascendants étaient belges. 

Thérèse VAN WIND, mon arrière-grand-mère
Source : Archives familiales

Je ne connais pas bien cette branche de ma famille car je ne suis allée qu’une seule fois à Bruxelles faire des recherches, et cela remonte à une quinzaine d’années…
Mais j’ai découvert  tout de même quelques éléments de réponses.


Thérèse VAN WIND, mon arrière-grand-mère, est née le 13 novembre 1888 à Saint Josse Ten Noode. Elle est la fille de Lambert VAN WIND, 28 ans, typographe, et Elisa Emma SAMYN, 21 ans.

Acte de Naissance de Thérèse VAN WIND
Source : Archives du Royaume de Belgique

Le quatorze du mois de novembre de l’an mil huit cent quatre-vingt-huit, à neuf heures du matin,
Acte de naissance de Thérèse Marie Van WIND, née le treize de ce mois à trois heures
du matin, rue Li…é n°74, fille de Lambert Van Wind, typographe, âgé de
vingt-huit ans, né à Schäerbeek, et de son épouse Elisa Emma Samyn
agée de vingt et un ans, née à Gand, tailleuse, domiciliés à Saint Josse Ten
Noode.
Sur la déclaration faite par le père (…)

Grâce aux recherches faites sur place il y a de nombreuses années (un très bon souvenir partagé avec ma Maman J ) et au site des Archives du Royaume de Belgique, j’ai réussi à retrouvé plusieurs actes d’état civil.

On apprend ainsi que :

Du côté paternel, Lambert VAN WIND, né en 1863 à Schäerbeek est le fils de Bruno VAN WIND, menuisier, originaire de Bruxelles et de Maria VAN GRUNDERBEECK, ménagère, originaire de Steenokezeel.

Du côté maternel, j’ai encore moins d’informations pour le moment.
Je sais seulement qu’Elisa SAMYN, née le 15 novembre 1867 à Gant, est la fille de François SAMYN, 47 ans et de Pauline WEZEMAST (?), 41 ans.

Ci-dessous la carte des lieux de naissance de mes ancêtres belges.
En vert, Thérèse Van Wind
En rouge ses parents : Schaerbeek pour son père et Gand pour sa mère
En jaune ses grands-parents paternels : Bruxelles pour Bruno Van Wind et Steenokezeel  pour Maria Van Grunderbeeck.


Source : Google Maps Engine


J'ai encore des cousins assez proches en Belgique puisque Thérèse Van Wind n’était que le premier enfant de Lambert VAN WIND et Elisa Emma SAMYN.
Ils auront quelques années plus tard deux fils :

Alfred VAN WIND, né en 1890 à Schaerbeek.

Alfred VAN WIND en 1926
Source : Archives familiales


Et Henri VAN WIND, né en 1895.

Chacun d’entre eux s’est marié et a eu des enfants... mais eux sont restés en Belgique ! 



A demain pour le C…



samedi 31 mai 2014

#ChallengeAZ : A comme Arbre

26 lettres pour blogger sa généalogie ! Un pari fou !

Comme vous avez pu lire dans mon article Préparation du Challenge AZ, Sophie Boudarel nous lance le défi d’écrire au mois de juin un article par jour (sauf le dimanche) en suivant les lettres de l’alphabet.

Pour donner un sens à ce challenge, j’ai décidé de choisir un thème et de vous présenter  la vie de ma grand-mère maternelle, Yvette TAJASQUE ainsi que celle de ses ancêtres.

Yvette TAJASQUE, ma grand-mère vers 1950
Source : Archives familiales

Quoi de mieux que de démarrer ce challenge AZ par vous présenter l’Arbre généalogique de ma grand-mère afin de mieux comprendre les relations entre les personnes qui vont nous accompagner tout au long de ce mois de juin.


Arbre monopage d'Yvette TAJASQUE

Source ; Heridis


Bon challenge à tous !



et à lundi pour le B…



mercredi 21 mai 2014

#Généathème : La seconde guerre mondiale



Au mois de Mai, notre amie Sophie Boudarel nous invite à raconter le parcours d’un de nos aïeux pendant la deuxième guerre mondiale.

Comme beaucoup de ceux qui sont revenus, mon grand-père n’a jamais voulu parler de la guerre ou de la période de captivité qu’il a vécue.
La seule chose qu’il ait racontée à ses enfants, c’est qu’il avait travaillé dans une ferme quand il était prisonnier et qu’il mangeait des escargots cuits au feu de bois pour sinon manger à sa faim, tout au moins se remplir un peu l’estomac.
Pierre FERRON, mon grand-père, vers 1940
Source : Archives familiales
Alors il reste les traces du passé pour essayer de reconstituer une histoire qui somme toute, est très proche… et même trop proche.
Nombreux sont ceux qui, en préparant ce généathème, ont mentionné la difficulté de découvrir la réalité de la guerre vécue par leur père ou leur grand-père.
Je crois comme eux qu’il faut plus de recul pour appréhender les évènements sans être trop affecté.


Mon grand-père Pierre FERRON est le second fils de Gustave FERRON, industriel, et Berthe MARIE, son épouse. Il est né le 29 septembre 1912 à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine (92) un peu plus de deux ans après son frère Henri.

Comme je l’ai mentionné dans l’article Rencontre et Mariage sous l’occupation, mon grand-père a passé son bac en juillet 1930 puis a fait un an à la fac de droit de Paris. Il est ensuite entré à l'Ecole HEC – l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales - dont il a obtenu le diplôme en juillet 1933.
En octobre de la même année, il est appelé sous les drapeaux.

A droite, Pierre FERRON pendant son service militaire en 1933
Source : Archives familiales
Grâce à son livret individuel, on sait qu’il a été recruté au 2ème bureau de la Seine – Classe 1932 - et qu’il porte le numéro de matricule 6127. Il a intégré le 306e Régiment d’Infanterie – 3ème Compagnie.
 
Livret individuel de Pierre FERRON
Source : Archives familiales
Il effectuera son service militaire pendant 1 an et sera « Renvoyé dans ses foyers le : 15/10/1934 au grade de Caporal-chef ».

Quelques mois après son retour, en février 1935, il entre à l'usine Olida de Levallois Perret (92) où il est employé en tant que chef de service et où il deviendra plusieurs années plus tard sous-directeur.

Mais la France entre en guerre en 1939. A l’heure de la mobilisation générale, il quitte ses parents et part le 3 septembre rejoindre le 306e Régiment d’Infanterie - 7e compagnie.

Il avait quitté le service militaire au grade de Caporal chef. Il sera pendant la guerre promu Sergent.

Pierre FERRON en mars 1940 à Knutange (57 – Moselle)
Source : Archives familiales

Il passera même un Brevet de Chef de Section en avril 1940.

Pierre FERRON – Brevet de Chef de Section – 10 avril 1940
Source : Archives familiales
 IIIe ARMEE
56ème DIVISION
332ème Régiment d’Infanterie

Brevet de Chef de Section

La Commission d’examen de la 56ème division certifie qu’au point de vue de l’instruction militaire théorique, de l’instruction militaire pratique et de l’aptitude de commandement,
M. FERRON Pierre, Sergent 306e RI
Est capable de remplir les fonctions de Chef de Section d’Infanterie : mention Fusiliers voltigeurs

Moyenne des notes obtenues :     15.3
Instruction militaire pratique :        14
Instruction militaire théorique :      15
Aptitude générale :                        17

Aux Armées le 10 avril 1940

A droite, Pierre FERRON en 1940
Source : Archives Familiales
J’ai retrouvé dans les affaires de ma grand-mère une petite enveloppe dans laquelle se trouvait le ruban de décoration de mon grand-père pour la croix de guerre 39-45. Y était joint un document qui avait visiblement commencé à brûler et qui se trouve être la Citation à l’ordre du régiment de mon grand-père.

Pierre FERRON - Citation à l’ordre du régiment en 1940
Source : Archives familiales
306e Régiment d’Infanterie
Citation
A l’Ordre du Régiment – Ordre n°75 du 4 juin 1940

Nom : FERRON Pierre
Grade : Sergent à la 7e Cie
« Sous-officier d’élite, a donné le plus bel exemple de ….
… cours des opérations du 13 Mai. A mis lui-même un FM e….
… sous un violent bombardement pour arrêter l’attaque ennemie…

Il ne reste malheureusement pas grand-chose de ce document, mais c’est assez pour être fière de son grand-père !


Pierre sera fait comme tant d’autres, prisonnier par les Allemands.
Il sera envoyé dans le Front Stalag 192 LA FERE qui est un camp de prisonniers installé dans le département de l'Aisne (Picardie).

Les Frontstalags (Frontstammlager) étaient des camps de prisonniers de l’armée allemande installés à l’extérieur de l’Allemagne, principalement en France. Les Frontstalags français ont d’abord servi à héberger les prisonniers de guerre depuis leur capture en mai-juin 1940 jusqu’à leur départ en Allemagne, fin 1940 ou début 1941. A partir de 1941, ces camps sont réservés aux prisonniers issus des colonies françaises. Les Frontstalags sont restés sous administration allemande jusqu’au début de l’année 1943.

On apprend dans le document issu du Front Stalag que Pierre FERRON, qui a l’époque est Chef de fabrication dans l’alimentaire, a été fait prisonnier le 18 juin 1940. Quant au lieu, je n’ai pas réussi à l’identifier. Je lis « La Margelle » mais cela ne correspond pas à un village de l’est de la France.


Front-Stalag 192 : Pierre FERRON à la 2e ligne
Source : Service Historique de la Défense de Caen
Dans les documents du Front Stalag sont notés les différents endroits où Pierre FERRON a été retenu prisonnier.
Extrait des documents du Front Stalag 192 se rapportant à Pierre FERRON
Source : Service Historique de la Défense de Caen
On peut y lire qu’en novembre 1940, il a été envoyé au camp de Juvigny (02) à côté de Soissons.
Est-il resté prisonnier au Front Stalag de La Fère entre  le 18 juin 1940, date à laquelle il a été fait prisonnier et novembre 1940 ?
Il est rapidement envoyé dans une ferme du canton de Craonne (02 – Aisne) appelée la ferme de Bove.
Il semblerait qu’ils aient été nombreux à être envoyés là-bas puisque l’extrait du Front Stalag 192 montre que ceux qui suivent mon grand-père sur le registre ont tous été envoyés là-bas (dernière colonne).
Il  restera  dans la ferme de Bove pendant 4 mois.


Carte de Prisonnier de guerre de Pierre FERRON
Source : Service Historique de la Défense de Caen

Passé ce délai, l’armée allemande a dû penser que Pierre, qui était cadre à la principale usine d'Olida, à Levallois (92), était plus utile là-bas dans la mesure où l'industrie alimentaire était prioritaire.

C’est ainsi que j’ai retrouvé dans les papiers de famille, l’autorisation ci-dessous datée du 29 juillet 1941 autorisant le prisonnier Pierre FERRON, travaillant dans l'industrie alimentaire, à quitter le camp de prisonniers pour reprendre son activité civile.

Autorisation du 28 Juillet 1941 donnée à Pierre FERRON
Par le Front Stalag 192
Source : Archives familiales
La partie encadrée au crayon bleu indique que le prisonnier doit remettre tous les vêtements et équipements de l'armée française en sa possession à la Kommandantur de l'arrondissement.

Il est indiqué aussi qu'il devra se rendre à la Kommandantur de l'arrondissement afin qu'on y fixe pour lui une date de contrôle et que le prisonnier devra réintégrer le camp si l'ordre lui en est donné par une autorité militaire allemande.

C’est ainsi que mon grand-père a donc traversé la seconde guerre mondiale.



FIN.

mercredi 14 mai 2014

Préparation du #ChallengeAZ 2014


Notre grande prêtresse de la généalogie, Sophie Boudarel pour ne pas la nommer, nous a lancé le défi un peu fou de participer au Challenge AZ pendant le mois de juin.
Badge Officiel du Challenge AZ 2014
Le Challenge AZ ? Késako ?
Et bien il s'agit de blogger notre généalogie tous les jours, sauf le dimanche, pendant tout le mois de juin en suivant les lettres de l'alphabet... A comme... , B comme..., et de faire ainsi 26 articles en 1 mois !

Et comme le mois de juin démarre un dimanche et qu'il n'y a que 25 jours ouvrés, on démarre en douceur le samedi 31 mai !

Le but sera donc de suivre le planning :





Pour avoir un aperçu de ce qui nous attend, je vous invite à aller voir ici le bilan du challenge AZ 2013 sur la Gazette des Ancêtres.

Le rythme étant vraiment très soutenu quand on a encore une vie professionnelle et des enfants à la maison, je vais tenter de suivre le challenge.... en espérant pouvoir écrire les 26 articles !


Et pour fêter ce nouveau challenge, rien de mieux qu’un petit relooking !
 
On se retrouve donc le 31 mai !


Bon courage à ceux qui préparent le challenge et bonne lecture aux autres !